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Validation d’un score de risque simple, capable de prédire la mortalité à court terme ou les besoins en soins intensifs chez les patients COVID-19 atteints de diabète de type II.

 

L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en première ligne de l’épidémie de SARS-Cov-2, a accueilli de très nombreux malades dans ses différents services, y compris à l’Institut E3M, et à l’institut de Cardiologie où exercent les salariés et les médecins de l’IHU-ICAN.

Depuis plus d’un an, les médecins de l’ICAN sont mobilisés pour apporter un soin optimal aux patients atteints de la COVID-19 et pour mieux comprendre les interactions entre co-morbidités métaboliques et COVID-19, en particulier dans 3 secteurs complémentaires : la radiologie, la médecine interne et la réanimation.

Dès le début de l’épidémie de SARS-Cov-2, les patients souffrant de diabète, ont été identifiés comme étant parmi les plus à risque de développer une forme grave de la Covid-19. Cependant, les données disponibles ne permettaient pas de savoir si le risque était identique pour tous les patients diabétiques.

En 2020, le Pr Alban Redheuil, responsable de l’imagerie cardio-thoracique de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, nous expliquait le rôle fondamental de l’imagerie dans le diagnostic et le pronostic des patients atteints de la COVID-19 (voir la vidéo).

1 an après, grâce aux nombreuses données d’imagerie ainsi qu’à certains biomarqueurs biologiques, les équipes de l’AP-HP et de l’IHU-ICAN ont fait un lien entre volume de tissu adipeux cardiaque, niveau d’interleukine-6 et gravité de la maladie.

 

Contexte de l’étude

Chez les patients atteints de diabète de type II, la distribution des graisses est caractérisée par une expansion du tissu adipeux viscéral et ectopique, entraînant une inflammation systémique, qui peut jouer un rôle dans le déclenchement de la tempête de cytokines COVID-19. Notre objectif était de déterminer si le tissu adipeux cardiaque, combiné au niveau d’interleukine-6, pouvait prédire l’évolution vers une forme grave, la mortalité et les besoins en soins intensifs, chez les patients diabétiques et COVID-19 au cours des 21 jours suivant l’admission.

Résultats

Dans cette cohorte COVID-19 de patients diabétiques, des niveaux élevés d’IL-6 et un volume de tissu adipeux cardiaque ont été indépendamment associés à une mortalité précoce et à un critère d’évaluation composite comprenant l’ICU-R.

Nous avons pu développer et proposer un score de risque simple, capable de prédire la mortalité à court terme ou les besoins en soins intensifs chez les patients COVID-19 atteints de diabète de type II. Par rapport à d’autres scores, notre score prédictif a des performances prédictives au moins équivalentes ou meilleures pour la mortalité à court terme et/ou les besoins en soins intensifs et peut être déterminé rapidement après l’hospitalisation, en utilisant seulement deux paramètres potentiellement en routine : IL-6 et CATi réduisant le besoin de nombreuses autres mesures biologiques coûteuses.

 

Pour lire l’intégralité de l’article : https://cardiab.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12933-021-01327-1