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Zoom métier Juin – Aurélie Foucher Chargée d’Opérations Scientifiques (COS)

 

 

Afin de mettre en lumière la diversité des métiers présent au sein de l’IHU-ICAN, ainsi que leurs expertises et leur parcours, vous retrouverez chaque mois un zoom métier mettant en avant l’un de nos collaborateurs.

Aurélie Foucher – Chargée d’opérations scientifique

 

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Tout comme Mikael Prigent, dont le portrait a été fait en avril, je n’ai pas réussi le concours de médecine, mais je voulais tout de même rester dans le domaine médical et particulièrement celui de la biologie. J’ai toujours eu un profond intérêt pour le fonctionnent du corps humain, et particulièrement pour le cerveau ! J’ai alors démarré un double cursus en biologie et en psychologie, suivi d’un master en biologie intégrative et physiologie. J’ai obtenu une bourse et j’ai fait une thèse en neurosciences.

Après 2 ans passés au sein du laboratoire Roche, à travailler sur des projets en neuro et en métabolisme, j’ai finalement intégré l’ICAN, il y a déjà presque 9 ans ! Je suis entrée comme cheffe de projets, et avec l’expérience, j’ai élargi ma palette de compétences en m’occupant des projets du montage à la valorisation.

En quoi consiste votre métier ?

En tant que Chargée d’Opérations Scientifiques (COS) à l’ICAN, mon travail consiste à épauler les cliniciens dans le montage de leurs projets de recherche : de la conception jusqu’à la réalisation, en passant bien entendu par l’identification des sources de financement. Ce poste nécessite une grande capacité d’adaptation pour répondre aux spécificités de chaque projet. Les COS travaillent avec des interlocuteurs multiples dans des domaines scientifiques et médicaux très variés. Chaque projet est différent,  il faut donc personnaliser la méthode et la réponse apportée. Je me sens parfois un peu comme un chef d’orchestre qui coopère avec de nombreux musiciens et qui doit créer toutes les conditions pour que la partition soit jouée avec harmonie. Le montage de projets demande une bonne compréhension des problématiques scientifiques des cliniciens, et nécessite d’avoir une vision complète de l’offre disponible au sein de l’IHU-ICAN. En parallèle, il faut identifier les opportunités de financements (financements nationaux, internationaux, académiques, industriels…) car sans financement aucun projet ne peut-être réalisé.

La recherche de financement est donc une étape clé du montage de projets. Cette étape fait appel à des compétences relationnelles importantes pour construire les consortiums, des compétences rédactionnelles en complément de la partie scientifique et médicale dont s’occupe les cliniciens, et une  gestion du temps irréprochable car il faut respecter le calendrier imposé par les appels à projet. Une qualité indispensable du chargé(e) de projet est donc pour moi de savoir gérer son stress. Car, la recherche de financement n’est pas la seule partie stressante !

Mes principaux critères d’évaluation pour ce type de mission, en dehors de l’obtention du  financement, sont la fluidité et la productivité des interactions entre toutes les parties prenantes pour construire un projet collaboratif dans des délais raisonnables.

Quelles sont les spécificités de votre métier  ?

Les chargé(e)s d’opérations scientifiques ont la chance de travailler en lien avec tous les métiers de la recherche. Nous côtoyons aussi bien les cliniciens, les chercheurs, les salariés de l’IHU, que nos fondateurs (principalement l’AP-HP et SU). Tous les COS ont plusieurs projets, souvent très différents à la fois dans leur thématique et dans leur mise en œuvre. Nous nous ennuyons rarement !

Quelles sont les principales qualités requises ?

La qualité essentielle d’un chargé(e) d’opérations scientifiques est l’organisation. Il y a beaucoup de choses à gérer en parallèle et la mémoire ne peut suffire ! Chacun a sa façon de travailler, mais nous essayons de développer des outils communs pour travailler toujours plus efficacement.

Il est important également d’avoir une bonne capacité d’animation et de faire preuve de leadership pour maintenir un bon niveau de motivation même dans des moments un peu compliqués pour mener le projet à son terme. Il ne faut surtout pas se décourager quand des réponses tardent ou que nous essuyons des refus, car il faut au contraire adapter notre proposition et poursuivre l’investissement jusqu’au bout !

Il faut également être curieux, et un peu entreprenant, ne pas hésiter à se faire expliquer le rationnel médical et scientifique pour ensuite monter des projets viables, cohérents et conformes aux souhaits des investigateurs.

Et enfin il faut être persévérant, car une fois le projet monté et le budget obtenu, des années se sont parfois écoulées, mais c’est là que tout commence. Il faut alors déployer des trésors de diplomatie et de persévérance pour donner vie aux projets concrètement. Mais on y arrive !

Comment travaillez-vous avec les équipes médicales ?

C’est une partie intégrante de mon travail ! Nous nous efforçons de nouer avec eux des relations de confiance. Beaucoup de responsabilités reposent sur les cliniciens, qui travaillent énormément. Ils apprécient généralement de pouvoir s’appuyer sur nous, notamment pour la partie règlementaire, qui est complexe et évolue sans cesse. Chaque Chargé(e) d’Opérations Scientifiques a un portefeuille d’investigateurs et met en place des points réguliers lors desquels les projets sont balayés, les deadlines rappelées, les documents validés, les alertes aussi parfois déclenchées pour respecter le calendrier.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Le travail du Chargé(e) des Opérations Scientifiques est extrêmement stimulant intellectuellement. Nous apprenons tous les jours,  au contact de toutes les professions avec lesquelles nous travaillons et de nouvelles idées de projets arrivent très régulièrement, avec leurs lots d’exigences en termes de contenu, de délais, de budget…

Il faut aimer les challenges et supporter les échecs et les remises en cause qui sont fréquents notamment en raison de la grande compétitivité de la recherche et de ses financements. C’est une fois de plus l’organisation, le sens des priorités et une certaine forme de résilience qui permet de tenir la distance.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient faire ce métier ?

Je leur conseillerais d’y aller !! Notre métier est ce que nous en faisons, nous avons la chance d’avoir une grande liberté de mouvement, d’initiative et d’action dans un grand périmètre. Le risque majeur que nous courons est le burn-out. Il faut être capable de doser son effort et de maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et garder suffisamment de recul pour rester productif. C’est un job très motivant.

 

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